Fuji Finepix S9600

Ça y est, j’ai craqué : je me suis offert le Fuji Finepix S9600. Après maintes lectures, comparatifs, je me suis décidé. Trèves de bavardages : voici ce que j’en pense, en essayant d’être le plus objectif (;-) possible. Il ne s’agit pas d’être exhaustif, mais juste de mettre en avant les points essentiels, positifs comme négatifs. Pour les aspects techniques, rendez-vous sur les sites spécialisés ou de commerce électronique.   FujiFilm FinePix S9600 photographié par mes soins sur triéped Velbon

Tour
Le 9600 peut en déconcerter quelques uns : de taille respectable, il ne peut rivaliser sur ce point avec les Sony H7/H9 par exemple. Cela peut être un frein pour certain, un avantage pour d’autres : le 9600 a presque une taille de reflex, et il en a l’apparence. Côtés plus, cela veut dire qu’il tient parfaitement en main ; et la coque, même si elle reste du plastique, a été soignée, avec un revêtement qui empêche que le boîtier ne glisse.

Au niveau des accessoires, on est correctement servi : je passe sur les classiques, dont vous trouverez le descriptif sur les sites e-Commerce. Les plus se situent dans un pare-soleil, et dans un système de clip pour fixer le cache-objectif sur la bandoulière.

Ignition
La mise en route est rapide dans tous les sens du terme. La mise sous tension se fait en un clin d’oeil ou presque. C’est un détail auquel il peut être bon de faire attention : une photo occasionnelle peut durer quelques secondes seulement, le temps de mise en route est donc, si ce n’est essentiel, du moins important. On peut également rapidement exploiter l’appareil : pas de prise de tête, la molette sur Automatique et c’est parti pour les premières photos. Le zoom n’est pas motorisé, ce qui est un plus à mon sens : une rotation de la bague de zoom est bien plus rapide et précise.

Pas de bruit
Jusqu’ici, pas de quoi s’en relever la nuit c’est vrai. Les plus sont ailleurs. Un peu de théorie avant. Les compacts et bridges sont souvent décriés par messieurs les photographes. Il est vrai qu’on peut les comprendre, l’équation est simple : la surenchère des constructeurs en matière de résolution est certainement à l’avantage des ventes, mais certainement pas à l’avantage de la qualité photographique. Plus la résolution est importante, et plus le bruit est important.

Pour tenter des corriger ces problèmes, deux approches complémentaires : un traitement anti-bruit logiciel, et un capteur de grande ouverture. Et dans ces deux domaines, le 9600 excelle… Voilà enfin un APN qui permet d’exploiter le nombre de capteurs. Sans compter qu’il est possible d’exploiter le mode RAW grâce au logiciel fourni.

En outre, le piqué est excellent, les couleurs naturelles, vraiment.

Débrayable
Voilà le vrai bonheur. Le 9600 dispose des différents modes classiques (vitesse, ouverture, etc…) et un mode super-macro très sympathique. C’est parti pour l’aventure, à quatre pattes dans les fougères ! Priorité ouverture, je minimise, et voili le joli flou (plus ou moins) artistique !

Tu trembles, carcasse
Il n’aura pas échappé aux plus perspicaces d’entre vous qu’à aucun moment n’est fait mention d’un stabilisateur mécanique, et pour cause : le 9600 est en dépourvu. Libre à chacun de considérer cela comme une tare ; cela ne me choque pas plus que cela, si on considère l’usage de l’appareil qui est le plus judicieux : son excellent comportement en captation de lumière et le peu de bruit permettent de monter en ISO sans souci jusqu’à 400, voire 800. Et honnètement, le point’n shoot – pointer et tirer [une photo] – n’est certainement pas le domaine où le 9600 est le plus à l’aise. Tout est question d’approche.

Ce que j’en pense

FujiFilm FinePix S9600 photographié par mes soins sur triéped Velbon   Quelques rares critiques annexes viennent tempérer le tout : il est un peu bruyant tout de même, et l’autofocus assez sensible. Question d’habitude sans doute, et de réglages peut-être. Le problème, c’est toujours le même : déterminer l’usage pour déterminer l’objet.

Si vous recherchez un appareil numérique aux qualités d’images au dessus du lot, qui permette une entrée en douceur dans la photographie amateur, alors le 9600 est le bon. Si vous recherchez un appareil semi-pro, préférez un réflex (et ses objectifs..) ; un appareil qu’on peut emmener partout, choisissez un compact. Il en reste un appareil supérieur aux autres bridges du marché actuel, exploitable pour longtemps.

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